Bilan QEEG à Sion : mieux comprendre l’activité cérébrale

Le QEEG, ou électroencéphalogramme quantitatif, est une analyse chiffrée de l’activité électrique cérébrale enregistrée à l’aide de capteurs posés sur le cuir chevelu.

Je vous propose ce bilan pour observer certaines caractéristiques du signal et les mettre en relation avec votre situation. Il s’agit d’une mesure effectuée à un moment précis, pas d’une photographie du cerveau comme une IRM.

Équipement d’enregistrement EEG au cabinet de Sion
Un bilan fondé sur l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau.
Durée du bilan
Environ 2 heures
Tarif du bilan
CHF 300.–
Lieu
Rue de l’Industrie 10, Sion

De l’EEG à la cartographie cérébrale

Trois notions sont souvent confondues : l’EEG, le QEEG et le neurofeedback. Pourtant, elles désignent des étapes différentes.

L’histoire du QEEG, de Hans Berger à la cartographie →

L’EEG sert à enregistrer. Des électrodes disposées à la surface du cuir chevelu recueillent des signaux électriques. Elles ne stimulent pas le cerveau.

Le QEEG sert à analyser. Une fois le signal contrôlé, des outils informatiques permettent d’examiner des données quantitatives : fréquences, amplitudes et variations selon les zones ou les conditions d’enregistrement.

La cartographie sert à représenter. Certains résultats sont affichés sous forme de graphiques ou de cartes colorées. Ces couleurs représentent des valeurs ou des comparaisons statistiques, et non des émotions, des pensées ou des lésions visibles.

Le neurofeedback est une étape différente. Il utilise un retour visuel ou sonore de l’activité mesurée pendant des séances d’entraînement. Un bilan QEEG ne vous engage pas à commencer ces séances.

Que signifient les ondes cérébrales ?

L’analyse peut porter sur différentes bandes de fréquences, souvent appelées delta, thêta, alpha et bêta. Leur interprétation dépend notamment de l’âge, de l’état de vigilance, de la zone mesurée et des conditions du test.

Comprendre les ondes alpha, bêta, thêta et delta →

Pourquoi la qualité du signal est-elle essentielle ?

Les mouvements des yeux, la contraction des muscles, le clignement des paupières ou un mauvais contact avec les capteurs peuvent modifier les tracés. Avant d’analyser les données, je vérifie donc les enregistrements et les éventuels artéfacts.

Et le profil de stress en biofeedback ?

Il s’agit d’un autre bilan. Alors que le QEEG porte sur l’activité électrique cérébrale, le profil de stress observe en temps réel certaines réactions physiologiques du corps à l’aide de différents capteurs. Nous pouvons déterminer ensemble quel bilan est pertinent, sans proposer systématiquement les deux.

Installation de capteurs EEG pour mesurer l’activité cérébrale
Installation des capteurs et enregistrement de l’activité cérébrale.

Comment se déroule un bilan QEEG ?

Je prévois environ deux heures pour prendre le temps d’échanger, réaliser l’enregistrement et vous expliquer les observations.

  1. Faire le point

    Nous parlons de votre demande, de votre sommeil, des difficultés rencontrées et de vos éventuels suivis ou traitements.

  2. Installer les capteurs

    Je prépare le dispositif EEG et vérifie le bon contact avec le cuir chevelu. La pose est non invasive.

  3. Enregistrer

    Plusieurs séquences sont réalisées, notamment les yeux ouverts et fermés. Je vous guide pour limiter les mouvements qui perturbent le signal.

  4. Analyser les mesures

    Je contrôle la qualité des tracés et examine les résultats, en tenant compte des conditions de l’enregistrement.

  5. Expliquer et décider

    Je vous présente les éléments observés et leurs limites. Nous échangeons ensuite sur les démarches éventuellement pertinentes, sans obligation de poursuivre.

Comment interpréter les résultats ?

Une carte cérébrale est une représentation de données recueillies dans des conditions précises. Elle peut fournir des repères pour mieux comprendre un enregistrement et, si cela est adapté, contribuer à la réflexion autour d’un protocole de neurofeedback.

Ce que je peux examiner

  • La répartition de différentes bandes de fréquences.
  • Les variations entre les conditions yeux ouverts et yeux fermés.
  • Certaines différences entre les zones enregistrées.
  • L’évolution de mesures lorsqu’un autre enregistrement est réalisé ultérieurement.

Ce que ces données ne prouvent pas

  • L’existence d’un TDAH, d’un trouble anxieux ou d’une autre pathologie.
  • La cause précise d’une fatigue, d’un symptôme ou d’une difficulté.
  • La nécessité automatique d’un entraînement en neurofeedback.
  • Une amélioration garantie, ou un délai de résultat déterminé.

Le QEEG ne constitue pas un diagnostic médical. J’interprète ces observations avec prudence, car la fatigue, le niveau de vigilance, certains médicaments et les artéfacts d’enregistrement peuvent influencer les mesures. Une évaluation médicale, psychiatrique ou neuropsychologique reste nécessaire lorsqu’elle est indiquée.

Comment préparer votre rendez-vous ?

Quelques précautions simples permettent de réaliser l’enregistrement dans de bonnes conditions. Je vous communique toute consigne particulière avant la séance.

  • Venez avec les cheveux propres, sans gel, laque, huile ni autre produit coiffant si possible.
  • Essayez de conserver votre rythme de sommeil habituel. Signalez-moi une nuit particulièrement mauvaise ou inhabituelle.
  • Apportez, si vous en avez, une liste de vos traitements et les comptes rendus utiles à votre situation.

Et si je prends des médicaments ?

Ne modifiez et n’arrêtez jamais un traitement pour ce bilan sans l’avis de votre prescripteur. Indiquez-moi simplement les médicaments que vous prenez afin que cette information soit prise en compte.

Ce que dit la recherche

À propos du QEEG : les mesures quantitatives peuvent enrichir l’analyse d’un enregistrement, mais leur interprétation dépend de l’indication et du contexte. Le ratio thêta/bêta ne doit notamment pas servir à confirmer un diagnostic de TDAH, selon une recommandation de l’American Academy of Neurology réaffirmée en 2025.

À propos du neurofeedback : il faut distinguer l’examen du cerveau des études évaluant les entraînements. Une méta-analyse de 38 essais randomisés, publiée dans JAMA Psychiatry en 2025, n’a pas trouvé d’amélioration significative des symptômes globaux du TDAH dans l’analyse principale reposant sur des évaluations probablement réalisées en aveugle. Un effet de faible ampleur apparaît dans certains sous-groupes utilisant des protocoles établis.

Une revue systématique publiée en 2026 chez l’adulte avec TDAH souligne également la faiblesse et l’hétérogénéité des données disponibles. Je présente donc ces approches sans promettre de résultat, et je distingue les observations du bilan des bénéfices cliniques éventuellement attendus d’un entraînement.

Vos questions sur le QEEG

Toutes les questions fréquentes →
Le QEEG est-il douloureux ?

Non. Les capteurs sont placés à la surface du cuir chevelu pour enregistrer l’activité électrique cérébrale. Ils n’envoient pas de stimulation vers le cerveau.

Pourquoi enregistrer les yeux ouverts et fermés ?

Ces conditions permettent de comparer différentes caractéristiques du signal. Les variations observées doivent être interprétées avec l’ensemble de l’enregistrement et le contexte du bilan.

Est-ce que le QEEG permet de lire mes pensées ?

Non. Il décrit certaines caractéristiques de l’activité électrique cérébrale, mais ne révèle ni les pensées, ni les souvenirs, ni des émotions précises.

Le bilan m’engage-t-il à commencer le neurofeedback ?

Non. Le bilan et les séances d’entraînement sont distincts. Nous échangeons sur les suites possibles après avoir examiné les observations et votre situation.

Le bilan QEEG peut-il être utile dans votre situation ?

Si vous hésitez sur le choix du bilan ou souhaitez comprendre ce qu’il permet d’observer, vous pouvez me contacter avant de prendre rendez-vous.

Rue de l’Industrie 10, 1950 Sion