Quelques virages suffisent parfois. Vous commencez à avoir chaud, le visage pâlit, une sueur froide apparaît et regarder votre téléphone devient impossible. Le trajet continue, mais vous cherchez surtout à savoir combien de temps il reste avant de pouvoir sortir.
Le mal des transports chez l’adulte, aussi appelé cinétose, peut compliquer les déplacements professionnels, les vacances ou les trajets ordinaires. Il correspond à une réaction aux mouvements et aux informations sensorielles qui les accompagnent. Il ne signifie pas, à lui seul, que l’oreille interne est malade ou que le système nerveux est « dérégulé ». [1]
Pourquoi le mouvement peut-il rendre malade ?
Pour se repérer, le cerveau combine les informations de la vision, de l’oreille interne et de la sensibilité corporelle. Il les compare aussi aux mouvements auxquels il s’attend.
- Les yeux Regardent un livre ou un téléphone qui paraît immobile.
- L’oreille interne Détecte les accélérations, les freinages et les virages.
- Le cerveau Doit intégrer des informations qui ne concordent pas complètement.
Ce conflit sensoriel est l’explication la plus couramment retenue du mal des transports. Il aide à comprendre pourquoi lire pendant un trajet peut déclencher une nausée, alors que regarder la route est parfois mieux toléré. [1]
Quels symptômes sont fréquents ?
Le mal des transports ne commence pas nécessairement par un vomissement. Il peut provoquer :
- une nausée ou un inconfort dans l’estomac ;
- une pâleur et des sueurs froides ;
- une salivation plus importante ;
- des étourdissements ou un mal de tête ;
- une somnolence, une fatigue ou une difficulté à se concentrer.
Les symptômes apparaissent pendant l’exposition au mouvement, peuvent augmenter si elle se prolonge et finissent généralement par s’atténuer après son arrêt. Leur intensité varie beaucoup d’une personne à l’autre. [1]
Pourquoi certains trajets sont-ils plus difficiles ?
Les virages répétés, les secousses et les mouvements du bateau peuvent être particulièrement gênants. La place occupée et la possibilité de regarder dehors influencent aussi le confort.
Le manque de sommeil peut accentuer la sensibilité. Les personnes ayant des migraines ou certains troubles vestibulaires sont également plus susceptibles d’être malades pendant les trajets. [2]
Une sensibilité ancienne et stable n’a pas la même signification qu’un problème nouveau, nettement plus intense ou accompagné de symptômes en dehors des déplacements.
Que faire pour mieux supporter le trajet ?
Quelques ajustements peuvent réduire l’inconfort, sans garantir qu’il disparaisse complètement. [3]
En voiture
En tant que passager, regardez devant vous et évitez de lire ou de consulter votre téléphone. Une place permettant de bien voir la route peut être plus confortable. Gardez autant que possible la tête stable.
Lors des longs déplacements, prévoyez des pauses pour sortir, marcher un peu et boire de l’eau. Évitez les repas lourds et l’alcool juste avant le départ.
En bateau ou en avion
Sur un bateau, privilégiez si possible une zone centrale, où les mouvements sont moins marqués, et regardez l’horizon.
En avion, une place près des ailes peut limiter la sensation de mouvement. Évitez de multiplier les mouvements de tête si les turbulences commencent à vous rendre malade. [2] [3]
Lorsque la nausée monte
Arrêtez la lecture et les écrans. Regardez au loin ou fermez les yeux si cela vous soulage. Un peu d’air frais et une respiration calme, sans grandes inspirations forcées, peuvent aider.
Si vous conduisez et que votre vigilance, votre vision ou votre équilibre sont perturbés, arrêtez-vous dans un endroit sûr.
Les médicaments peuvent-ils aider ?
Certains médicaments peuvent prévenir ou réduire le mal des transports. Ils sont généralement plus utiles lorsqu’ils sont pris avant l’exposition que lorsque les symptômes sont déjà installés. [2]
Le choix dépend du trajet, de votre santé et des autres traitements éventuels. Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin plutôt que de reprendre automatiquement le médicament d’un proche.
Gingembre et bracelets : quelles limites ?
Les résultats des études sur le gingembre sont variables. Certaines suggèrent un bénéfice, d’autres ne le retrouvent pas. Il ne constitue donc pas une prévention fiable pour tout le monde.
Les bracelets d’acupression sont également proposés, mais les recherches ne démontrent pas clairement leur efficacité spécifique contre le mal des transports.
Si vous prenez des médicaments, demandez conseil avant d’utiliser un complément, même vendu comme naturel. [5]
Peut-on s’habituer au mouvement ?
Des expositions répétées peuvent améliorer la tolérance chez certaines personnes. Cette habituation prend parfois du temps et reste souvent liée au mouvement rencontré : mieux supporter la voiture ne garantit pas de mieux supporter la mer. [2]
Il ne s’agit pas de se forcer jusqu’au vomissement. Lorsque les trajets deviennent très difficiles, un professionnel de santé peut aider à préciser la cause et à organiser une démarche adaptée.
Et si les symptômes apparaissent dans les magasins ?
Une gêne devant des rayons, dans la foule ou lorsque le décor défile mérite d’être distinguée du mal des transports. Les deux situations peuvent se chevaucher, mais elles ne suffisent pas à identifier une cause unique.
L’article sur les vertiges au supermarché décrit plus précisément l’impression de tanguer dans les environnements visuellement chargés et les évaluations utiles.
Quand faut-il consulter ?
Prenez un avis médical si les symptômes sont nouveaux, s’aggravent, limitent fortement vos déplacements ou surviennent aussi sans trajet. Une instabilité qui persiste après le retour mérite également d’être discutée. [1] [2]
Quelle place pour le cabinet BNF à Sion ?
Le QEEG et le neurofeedback ne doivent pas être présentés comme des examens ou des traitements spécifiques du mal des transports. Un QEEG ne permet pas, à lui seul, d’identifier le conflit sensoriel responsable des nausées.
Si les difficultés de déplacement s’ajoutent à une fatigue cognitive, un sommeil perturbé ou une sensibilité plus générale aux stimulations, ces éléments peuvent être abordés lors d’un premier échange. Cela permet de clarifier la demande et de déterminer si une démarche complémentaire au cabinet a une place pertinente.
Le Biofeedback TNS ne remplace pas non plus l’évaluation médicale ou vestibulaire. Son éventuelle place doit correspondre à un objectif distinct, sans promettre de supprimer les nausées en voiture ou en bateau.
La page Comprendre le QEEG présente cet examen et ses limites.
Questions fréquentes
Peut-on avoir le mal des transports sans vomir ?
Oui. La nausée, les sueurs, la pâleur ou les étourdissements peuvent apparaître sans vomissement. [1]
Pourquoi mon téléphone me rend-il malade en voiture ?
Votre regard reste fixé sur un écran proche tandis que l’oreille interne détecte le déplacement. Ce désaccord peut favoriser les symptômes. Regarder la route est souvent mieux toléré. [1] [3]
Est-ce forcément lié au stress ?
Non. Le mouvement peut provoquer une réaction physiologique chez une personne en bonne santé. L’appréhension du trajet peut aussi s’y ajouter, notamment après des expériences pénibles. Elle n’explique pas automatiquement tous les symptômes. [1]
Faire le point à Sion
Si le mal des transports est votre seule difficulté, un pharmacien ou votre médecin peut vous aider à préparer les trajets et à vérifier si une évaluation supplémentaire est nécessaire.
Si vous souhaitez aussi aborder des difficultés d’attention, de récupération ou de sensibilité aux stimulations, vous pouvez prendre contact avec le cabinet BNF à Sion. Le premier échange sert à préciser vos besoins et l’orientation appropriée.
Prendre contact avec le cabinet à Sion